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  • jean-pierreconte32

AVIS de TEMPÊTE

Si elle se sent aussi abandonnée, la France qui gronde risque de gronder de plus en plus fort.

C’est par ces mots que JC Guillebaud concluait son éditorial du Sud-Ouest du dimanche 6 mai. Auparavant, il constatait la situation explosive du pays dans laquelle la raideur thatchérienne d’Emmanuel Macron, l’arrogance ostentatoire des riches, le libre-échange et la mondialisation incontrôlée l’amenait.

Ce constat de nombreux éditorialistes de province le font aussi. Ils jugent que cette France déçue et en colère ne se limite plus aux

catégories les plus pauvres (ce qui ne dérangeait que peu de gens), elle réunit maintenant une grande partie des classes moyennes.

Depuis trente ans leur appauvrissement continue à chambouler le paysage politique

Elles sont maintenant habitées par un sentiment de précarité qu’elles n’avaient jamais connu : enseignants, commerçants, médecins, cadres moyens, retraités ou agriculteurs dans une société ou, depuis un an seuls les plus riches tirent leur épingle du jeu.

Ils craignent désormais de se retrouver eux aussi à la rue..

C’est la jungle comme modèle de société que Macron entend imposer aux Français (sauf aux premiers de cordée) en contrôlant tout ce qui fait une société démocratique : les associations, les oppositions, les syndicats, les élus locaux etc…..

Dernier exemple : J L Borloo ! « C’est moi Jupiter, je décide et vous exécutez ».

Si un temps la finance était l’ennemi invisible, Macron en est aujourd’hui l’incarnation.

Par son aveuglement, il participe de la création d’une alliance de tous ceux qui survivent de leur travail contre les accapareurs comme les appelait Marx. Ce qu’ont très justement remarqué les éditorialistes aux différents défilés du 1er mai.

Macron et sa clique avec le vote des cheminots (95% contre la réforme) subit un premier revers. Le mouvement de grève avec ses temps forts a l’assentiment des salariés de la SNCF et l’unité syndicale s’en trouve cimentée. Quoi qu’il en dise le gouvernement ne peut ignorer qu’il n’en a pas fini avec le monde du travail. La journée d’action des fonctionnaires du 22 mai le lui a rappelé.

Les informations tronquées, les menaces, les intimidations par la force, la propagande éhontée trouvent leurs limites face à la réalité de ce que vivent nos concitoyens.

Si au stade de la mobilisation actuelle rien n’est gagné, les luttes qui secouent le pays depuis le mois de février ne sont pas vouées à l’échec. La fanfaronnade d’E. Philippe au lendemain des manifestations du 26 mai n’éclipse aucunement le bruit de la France qui gronde.

280000 personnes dans la rue pour défendre notre civilisation sociale ne peut être réduit à un épiphénomène en le noyant dans des considérations d’apothicaire comme s’y sont employés dans la précipitation les louangeurs de la politique macronienne vantant la casse des services publics.

Selon un conseiller de l’Elysée le président pense avoir convaincu les français, pour lui cette bataille est gagnée. Jupiter, sort de ta bulle et redescend sur terre !!!!!!

Pour les Communistes, l’aspect essentiel du 26 mai est, le respect de chacune des composantes de cette manifestation les unes par rapport aux autres et l’absence de volonté hégémonique qui ont permis cette rencontre et cette unité.

Qu’aujourd’hui et ce n’était pas gagné d’avance ces organisations aient décidé de poursuivre le travail engagé ensemble est porteur d’espoir.

Ce premier pas vers d’autres moments communs doit contribuer à l’avènement d’une alternative politique de progrès social capable de faire reculer le pouvoir de Macron. Nous contribuons de toutes nos forces à son prolongement dans le respect de tous. Cette démarche est au cœur de notre congrès, la poursuivre est décisif parce que Macron n’est pas le nouveau monde annoncé mais l’ordre ancien revisité pouvant déboucher sur une situation à l’italienne.

Sauf si comme cela se passe en mer, aux petits coefficients suivent les grandes marées.


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