La grande misère du service public postal...

14/09/2018

 

 

L’état a acté son désengagement dans le service public de la Poste, la caisse des Dépôts et Consignations va en prendre les commandes dès 2019.

Que va-t-il advenir des missions de service public qui lui sont dévolues : le service postal universel (acheminement et distribution du courrier), la contribution à l’aménagement du territoire, le transport de la presse, la péréquation tarifaire, l’accessibilité bancaire pour tous, au-delà de 2022 date de la fin du contrat d’entreprise conclue entre l’Etat et la Poste ?

 

La CDC qui n’a pas vocation à développer le service public semble vouloir modifier les termes du contrat avant son terme. Plus axée sur une logique financière elle va poursuivre la transformation du groupe La Poste en société multi services avec l’ambition d’atteindre des taux de profit de 15 à 20% par an.

La question reste entière concernant le contrat de présence postable territoriale (CPPT) discuté entre la Poste, l’Etat et l’association des Maires de France qui organise le financement et les modalités du maillage postal renégociable en 2019.

Il ressort que la Poste a été le grand gagnant de ces négociations. Sur les 17000 points de contact garantis par le CPPT, seuls 8500 sont encore des bureaux de plein exercice. Les autres sont des « partenariats » avec des commerçants (relais poste) ou avec des maires (agence postale communale)

 

Or bon nombre de ces relais poste sont fermés maintenant pour des raisons diverses Quant aux agences postales communales que deviendront elles lorsque la Poste n’aura plus l’obligation de rémunérer tant soit peu les mairies ? D’ici 2023 la moitié des 8500 bureaux restants subiront le même sort.         

 

Comme toujours ce sont les personnels et les usagers qui en font les frais !

          

 Pour les personnels : Entre 80 000 et 100 000 suppressions d’emploi, réorganisations permanentes, horaires à rallonge, non-respect du code du travail. L’année dernière les accidents du travail et de trajet ont augmenté de5, 7% !!! Inquiétant !!!!!!

 

            Pour les usagers : limitation des opérations postales, augmentation de la distance à parcourir pour accéder à un bureau de plein exercice Par exemple à St Médard en Jalles pour les opérations complexes ou de forts montants il faudra se rendre………à Eysines !!!

 

Pour le courrier chacun est à même de se rendre compte de la désorganisation de la distribution y compris dans les communes alentour (presse quotidienne aléatoire, ainsi que les recommandés et les objets signalés)

 

Cela en devient honteux et en plus La Poste voudrait que l’on s’y habitue !!!!!!!Il

 

Nous reste le silence assourdissant du Maire dont on aurait pensé qu’il exige au moins un bureau provisoire comme l’avait fait la Banque Populaire qui s’était installée à Gajac pendant la rénovation de son bureau !!! Local qui est actuellement inoccupé ou comme à St Aubin lors de la rénovation de la place.

Mais bon ! Il est vrai que c’est beaucoup plus écologique d’aller jusqu’à Eysines !!!!!

 

C’est afin de réduire les effectifs que la Poste réorganise le service du courrier (qui représente 70% de la masse salariale) le facteur se voit contraint à une double journée de travail avec une distribution du courrier le matin et une l’après-midi mais dans un quartier différent.

 

Cela préfigure la sous-traitante du courrier par des travailleurs indépendants, ubérisés pour se délester des charges de personnel. Ceci s’inscrit dans l’optique d’une augmentation sans précédent du taux de profit avant privatisation avec une augmentation exponentielle du prix du timbre.

 

«Ce qu’il faut commencer par contre aujourd’hui et sans tarder c’est la critique du capitalisme en tant que système de distribution qui identifie la totalité des biens à des marchandises » cette citation du philosophe Pierre Ricœur devrait interpeller les maires dont l’association est appelée à renégocier ce contrat dès 2019.

 

La mission du service public universel est un bien commun ce n’est pas à la Poste de définir la nature du contenu de ses missions mais bien à la Puissance Publique nationale et locale.

 Par contre la Poste devra être sanctionnée si elle manque à ses devoirs d’autant qu’elle ne manque pas de moyens en dégageant à ce jour 6 milliards de fonds propres sans compter les dividendes via la CNP.

 

Nul doute qu’au regard de la situation actuelle des services publics il est nécessaire de relancer le débat sur le CONTENU du service public et ne pas en rester à l’incantation et à la pure langue de bois comme Bruno Lemaire « La Poste restera un grand service public national et une entreprise 100 % publique » nia, nia, nia…

 

 Et la marmotte de mettre le chocolat dans le papier alu !!!!!!!!!

 

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