© 2023 Tendances Entreprises. Créé avec Wix.com

En route pour les transports gratuits

22/09/2018

Trente-huit villes et agglomérations dont trois de plus de cent mille habitants Niort, Aubagne et maintenant Dunkerque ont adopté la gratuité ouvrant ainsi la route vers un droit universel à la mobilité.

 

Paris et Clermont Ferrand y travaillent et pourraient y basculer sous peu.

Face l’urgence climatique les perpétuels et lassants palabres sur le coût et le type de transports comme en Gironde apparaissent de plus en plus comme décalés.

Le transport est responsable de 29% des émissions de gaz à effet de serre en France, hors les expériences de gratuité de transport collectif montre que cela fait baisser notablement les déplacements en voiture, un constat qui a conduit au dépôt par le député communiste A. Chassaigne d’une proposition de loi visant à encourager la gratuité des transports collectifs urbains et péri

 

 

urbain. L’enjeu est de sortir ce type de transport de l’approche marchande, de la recherche de profit pour l’inscrire définitivement comme un droit universel.

 

A Châteauroux, à Aubagne les populations ont fait leur la gratuité et pas question de revenir dessus.

La fréquentation a triplé dans ces agglomérations .Il en résulte un report modal de 35% soit 5000 autos de moins par jour ne serait-ce qu’à Aubagne. Loin des idées reçues, la gratuité a induit une forte baisse des incivilités selon C. Cineux, adjoint au maire chargé des transports à Clermont Ferrand et fervent adepte de la gratuité qui a beaucoup travaillé à l’élaboration de la proposition de loi.

 

La gratuité permet en effet de s’approprier les transports en commun et de repenser la place de la voiture dans la ville. On n’a pas envie d’abimer ce qui nous appartient. Elle devient pour les habitants de la périphérie synonyme de droit à la ville, de recul de l’isolement, de la relégation et permet dans le même temps de redynamiser le centre-ville. En cela, l’installation de parkings payants vite saturés voire de parcmètres va l’encontre des objectifs affichés par bon nombre d’élus y compris à Saint Médard.

 

Autant d’éléments qui devraient ouvrir les yeux à la classe girondine. Depuis 20 ans nous ne comptons plus les études de faisabilités, les projets morts nés, les sempiternels débats et réunions publics sur les types de transports, sur les coûts, les tracés sans vision globale mais chers, très chers. Ceci nous a fait perdre un temps considérable. Sont-ils sérieux ?

 

Alors que les communistes proposent depuis des décennies la réactualisation de la ligne de ceinture SNCF rebaptisée par Juppé (comme si le nom créait la chose !!!!!!)  « Métropolitrain », qu’un tram sur les boulevards bordelais comme à Paris celui des Maréchaux, n’est pas une aberration laissant une large place aux vélos, de même qu’un téléphérique entre les deux rives de la Garonne, et, qu’à Saint Médard en Jalles le tram-train Bordeaux- Lacanau (secteur géographique en forte augmentation et pas seulement pendant les vacances) est toujours une Arlésienne.

Même si la ville de Lacanau soutient cette idée depuis peu- JO oblige,( Ce qui est normal pour les majorités successives élues vu que ce sont les communistes qui portent cette idée depuis plus de 20 ans .De même que la création de navettes pendulaires gratuites pour chacun des quartiers de Saint Médard amenant les usagers  aux différents arrêts de cette ligne)   on va continuer à «  couniller » histoire de prendre encore plus de retard et  d’arriver à l’asphyxie complète.

 

De  plus cela ne réglera en rien la saturation des parcs relais comme le fait que Saint Médard devienne une ville ventouse, mais permet d’ors et déjà de culpabiliser l’automobiliste qui boude le covoiturage peu efficace au vu des contraintes engendrées.

Face à l’urgence climatique, aux préconisations de la COP21, il semble que la préoccupation des élus métropolitains soit la mise en place d’une nouvelle « billettique » ne couvrant en réalité que 10 à 20% du coût du service !!!Alors que l’économiste Yves Crozet déclare que le mouvement vers la gratuité parait inexorable et se prépare de manière sous-jacente depuis des années (sauf dans la métropole bordelaise !!!).

Certes, la gratuité a un coût, mais c’est le prix à payer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la pollution atmosphérique, les maladies respiratoires et les morts prématurées.

 

 La proposition de loi communiste avance quatre mesures pour assurer sa viabilité :

 Un taux bonifié du versement transport pour les collectivités passant à la gratuité, qui monterait à 1% en deçà de 100000 habitants et à 2,15% au-delà.

 Cette mesure serait assortie d’un retour au seuil de 9 salariés pour les entreprises assujetties au lieu des 11 depuis 2016.

 Troisième mesure : devenue sans objet avec la gratuité, la prise en charge par les employeurs de 50% des frais de transports de leurs salariés reviendrait directement aux collectivités.

Outre des dispositions favorisant l’investissement, le texte envisage une taxe spécifique sur les surfaces de stationnement.

 

La gratuité des transports sera un des enjeux principaux des municipales de 2020.

 A nous tous de nous en emparer.

 

 Nous demandons le soutien le plus large possible de la population pour que lors de la présentation de la loi dont le député A. Chassaigne espère qu’il bénéficiera d’une prochaine « niche », population et élus   se retrouvent à l’unisson   afin que cette exigence de mieux vivre soit réellement prise en compte.

Please reload

Posts Récents
Please reload

Par Tags
Please reload

Nous Suivre
  • Facebook B&W
  • Twitter B&W
  • Google+ B&W
  • YouTube B&W
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now