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" Au royaume des aveugles les borgnes sont rois "...

13/10/2018

 

 

 

 

               Nos élus   auraient ils hiberné jusqu’à ce 5 octobre 2018 pour découvrir l’accentuation de la fracture sociale et territoriale, la réforme fiscale visant à mettre sous perfusion de l’Etat les départements, la fusion du département et de la métropole que dénonce avec force mais tardivement le président socialiste de notre département ?

 

La droite, qui a beau leur rappeler que les gouvernements socialistes ont fait voter la loi NOTRe qui va dans le sens du projet de réforme, serait-elle devenue amnésique pour oublier qu’en juillet 2015 les parlementaires du PS et de la droite se sont mis d’accord au sein d’une commission mixte paritaire sur le projet de la loi NOTRe ?

 

Conséquence de cette union du lapin et de la carpe, l’adoption d’un texte de loi largement contesté amenant au bouleversement de nos institutions.

Seuls les élus communistes et républicains, dans une déclaration de l’ANECR, condamnaient « ce procédé et une convergence d’inspiration libérale donnant cours à une loi signant la fin de la décentralisation mise en œuvre depuis 30 ans. Elle ouvre la voie à la disparition des collectivités territoriales de proximité, les communes et les départements par la réduction de leurs compétences et par l’asphyxie budgétaire ».

 

 Nous y sommes !

 

            Il ne s’est trouvé que Mr Mangon  pour adouber la métropolisation des départements, ces nouvelles baronnies. Peut-être se rêve-t-il, depuis qu’il est en charge de Bordeaux Métropole 2050, en successeur de Juppé ?

 

Il n’approuve pas les métropoles sur le modèle lyonnais, comme si Macron concevait une métropolisation à la carte. Par ailleurs, son obsession libérale d’être l’ « l’élu » de la réduction des budgets de fonctionnement, le chantre de l’austérité quand il s’agit des services rendus à la population en pratiquant le « tout-payant », mais il est nettement moins regardant en matière de couteux et pompeux travaux dont l’utilité reste à démontrer.

 

Par contre, à St Médard, les services publics fondent comme neige au soleil par manque de volonté politique de la majorité municipale La Poste, La Perception, la CPAM, le Funérarium qui a fermé alors qu’il devrait être municipal.

            Ne nous y trompons pas, l’arrivée du tram à St Médard a vocation de produit d’appel pour une opération immobilière d’envergure (271 logements en centre-ville, (on aimerait connaitre la part de logements sociaux) dont le maire s’est bien gardé d’évoquer les dessous lors de sa campagne municipale, surement sans arrière-pensée politicienne !

Les petites saillies de la droite dans l’hémicycle du conseil départemental et l’abstention de Mr Mangon sur une motion appelant à une « action conjointe des départements et des métropoles sur un territoire commun » ne sont pas sans lien.  Selon le site d’information Bordeaux Gazette du 11/10/2018. Juppé, est contraint de jongler avec « des patates chaudes » : la colère de la population de la Bastide suite à la fermeture du Pont de pierre à la circulation automobile, les problèmes occasionnés par l’arrêt de la construction du pont Simone Veil, la gestion du dossier Darwin, le déficit de 10 millions d’euros du Matmut Atlantique.

Et la gazette de conclure : « on ne peut pas faire croire à la population qu’un fond de pension est philanthropique et si l’opération se fait, on fera appel à la générosité des bordelais et des métropolitains pour alimenter les dividendes américains, tout ça, ça ne sent pas très bon, c’est surement une des raisons qui pousse la métropole à vouloir faire les poches du département avec la métropolisation. »

Raison de plus pour que soit ouvert un grand débat citoyen, permettant d’associer largement la population aux enjeux de l’avenir de notre territoire.

 

 

Fédération de la Gironde Groupe communiste et apparenté

Bordeaux, le 2.10.2018

Communiqué de presse

 

Par ce communiqué, nous souhaitons exprimer notre réprobation à toute velléité de fusion des compétences du département sur le territoire de la métropole.

La construction d’une super-institution au coeur du département de la Gironde finirait d'acter les fractures déjà existantes sur le territoire.

Cette nouvelle réforme, si elle devait voir le jour, ne répondrait en rien aux besoins des populations. Elle vise seulement à mieux inscrire la métropole dans la concurrence européenne et mondiale, à optimiser les finances locales dans ce cadre.

            Une contractualisation de gré à gré entre la Métropole et les autres territoires n’est en rien de la solidarité, ni la construction d’un destin commun mais une satellisation de notre département au profit de la métropole.

C’est en fait une rupture de l’égalité républicaine qui fait écho aux autres réformes du gouvernement.

Nous pensons au contraire que, sur bien des sujets, l’échelle départementale est la plus pertinente pour répondre aux défis qui sont devant nous et que l’échelle métropolitaine est trop étroite. C’est vrai de la solidarité, mais aussi des transports, de la gestion de l’eau, d’un aménagement harmonieux de notre territoire.

Un tel bouleversement territorial ne peut se régler dans les salons dorés de l’Élysée, ni dans un face à face entre le président du département et celui de la métropole.

Nous appelons à ce que, dans les plus brefs délais, un grand débat citoyen permette d’associer largement la population aux enjeux de l’avenir de notre territoire et permette une véritable confrontation politique, salutaire pour notre vie démocratique.

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