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"La marche sur un tapis roulant"...

26/10/2018

 

 

 

 

 

« 45% c’est le taux d’émission de CO2 à réduire impérativement d’ici à 2030 pour ne pas dépasser les 1,5° de réchauffement climatique », c’est ce qu’affirme le groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat.

 

Il assure qu’il est encore possible de limiter la hausse des températures à ce niveau par rapport aux moyennes enregistrées avant 1900 et l’ère industrielle.

 

Tout se joue dans les 10 prochaines années pour que les effets du réchauffement ne soient irréversibles ou persistants sur des siècles voire des millénaires, bien que les émissions de gaz à effet de serre cumulées depuis l’ère industrielle jusqu’à nos jours provoquent déjà des effets à long terme.

 

Il est peu probable qu’elles suffisent à elles seules pour atteindre la limite fatidique des 1,5°. Il faut pour se faire parvenir rapidement à la neutralité carbone (le moment où la Terre sera de nouveau capable d’absorber autant de gaz à effet de serre qu’il en est émis afin de le circonscrire).

Cela implique une transition rapide et profonde dans tous domaines : l’énergie, l’utilisation des sols, l’urbanisme (infrastructures et transports) et le modèle de production industrielle.

 

Ce n’est pas gagné, vu les renoncements du pouvoir politique, qu’ils soient technologiques (Superphénix, hydroliennes…) ou environnementaux (projet Montagne d’Or en Guyane, loi secret des affaires qui entraine une opacité totale du coût environnemental des entreprises …).

Les prises de positions de Trump ou plus récemment de Bolsonaro au Brésil, qui menace de sortir de l’accord de Paris (COP21) pour poursuivre l’exploitation de la forêt amazonienne « le poumon du monde », sont loin de nous rassurer.  Cela, alors que la reforestation est une des solutions préconisées par le groupe d’experts pour lutter contre le dérèglement climatique. 

 

La capture du carbone dans l’air est évoquée, mais elle nécessite une grande masse d’énergie pour fonctionner et nous ne sommes pas sûrs que les seules énergies renouvelables puissent répondre à ce besoin.  La séquestration du carbone par les sols agricoles, la restauration des terres et l’afforestation (réimplantation de forêts) apparaissent pour le GIEC quasi incontournables.

Face à l’urgence se pose le choix politique entre deux options :

 

La première :

Le développement à outrance de la monoculture du colza pour produire de la bioénergie et des forêts artificielles pour créer des puits de carbone végétaux avec le risque de les mettre en concurrence avec les espaces destinés à nourrir la planète ou de détruire certains écosystèmes, amenant de nouveaux déséquilibres.

 

La seconde :

L’agro-forestier, pratique qui repose sur l’équilibre naturel entre arbres, animaux et cultures sur une même parcelle agricole, l’enherbement des vergers et l’arrêt de l’industrialisation de la gestion de la forêt, considérée comme une vulgaire usine en contradiction avec la gestion à long terme qu’elle nécessite.  Cet ensemble de mesures serait tout aussi à même de capturer le carbone que les grandes monocultures de colza.

 

Il faut pour cela se libérer du crédo libéral consistant à soumettre l’environnement au commerce international, de l’emprise des multinationales qui, telles Total, investissent d’une main dans les énergies renouvelables et de l’autre font des forages de gaz de schiste. La crise environnementale devient pour ces entreprises un marché porteur, sans que jamais leur responsabilité soit pointée du doigt. Le lien avec les luttes pour les transports collectifs, contre la casse du fret ferroviaire, pour le transport fluvial est évident.

Il en est de même de notre bataille pour réintroduire le gemmage dans la forêt  girondine qui  commence aux portes de notre ville parce que le « résinage » conforte la  résistance du bois de pin, qu’implique une autre gestion de la forêt, qui réduit l’empreinte carbone en restreignant l’importation de  Chine, de Madagascar, d’Argentine, Bresil, Indonesie, de la résine de pin.

 

Du pin nous en avons, la plus grande foret d’Europe à côté de chez nous … qu’en faisons-nous ?

 

Ne pourrions-nous pas, puissance publique et nous habitants de Saint Médard proposerune rencontre avec les sylviculteurs, les élus, pour dégager des perspectives durables pour maintenir  et développer cette foret  et  en faire une richesse.

 Le gemmage est une richesse, locale, créative d’emplois, avec un savoir-faire, une histoire et un avenir à la foi écologique et économique.

Voilà pourquoi nous devons réinventer l’économie dans un monde fini, tout en sachant que le sujet demeure tabou chez les décideurs politiques comme chez l’immense majorité des économistes (G.Le Puill :Réinventons l’économie dans un monde fini. Editions du croquant)

Au lieu de courir sur un tapis roulant pour espérer vivre mieux, ne vaudrait-il pas  mieux réfléchir  sur le temps long.

 

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