"Une manif peut en cacher une autre"...

29/11/2018

La manifestation des gilets jaunes à Paris occupe l’ensemble des médias.

 

 

C’est, au-delà des dérives d’une frange de « beaufs lepénisés », une bonne chose de faire éclore la révolte des oubliés de la France macroniaire.Ce mouvement lancé sur les réseaux sociaux est rentré dans l’arène du débat public. Manifestement pour durer, il a besoin de propositions transformatrices afin de garantir la justice sociale et la transformation écologiste qui ne se fasse pas sur le dos des couches populaires  et par conséquent de dialoguer avec les forces qui portent ces projets depuis longtemps sans être entendus.

 

Les Communistes en sont que cela plaise ou non et n’en déplaisent à ceux qui portent sur les Communistes un regard figé sur le passé et dont l’aveuglement volontaire ne peut empêcher le regain d’intérêt pour le Marxisme à l’université aux USA dans la gauche du Parti démocrate, au Parti travailliste britannique et dans le monde entier.

 

Le Communiste ne se résume pas à ce qui s’est fait dans les Pays de l’Est, nous ne sous-estimons pas le niveau de la bataille culturelle que doit mener le PCF pour faire voir l’actualité du communisme.

C’est le but de son Congrès qui se tient ce weekend.

 

Mais tout cela ne doit nullement occulter les cinquante manifestations et particulièrement le défilé parisien contre les violences faites aux femmes ce samedi à l’appel de plusieurs organisations féministes pour qu’enfin des moyens et des mesures soient mis en place à la hauteur des enjeux.

L’an dernier plus de 300000 femmes ont eu le courage de déclarer avoir été victimes de viol, de harcèlement ou d’agression sexuelle en France (dix fois la population de Saint Médard en Jalles !!!!)

 

Pour beaucoup, un membre de la famille, un conjoint, un ami, pour d’autres il s’agit de harcèlement sexuel au travail dont 20% des femmes sont aujourd’hui victimes.

Les femmes sont plus précarisées que les hommes et les réformes du gouvernement Macron, en supprimant les protections des travailleuses (les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et les possibilités de recours aux tribunaux prudhommaux) ont aggravé leur situation.

IL FAUT QUE CELA CESSE !!!!!!!

Que soient enfin pris en compte le caractère massif en France des violences patriarcales aussi bien dans la sphère privée que dans la sphère publique, dans la rue, dans les transports, dans les entreprises.

Après la déferlante METOO, Balance ton porc, Balance ton agresseur, où en est ont aujourd’hui ?

 Des paroles, beaucoup de paroles mais peu d’actes s’inquiètent les organisations féministes.

 Il est vrai que suite à ce mouvement le nombre de plaintes a progressé de 23% au premier semestre 2018 et la prise en charge des victimes avance à petits pas.

Pour autant une femme décède encore tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou conjoint.

Alors que 225000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont été victimes de violences conjugales en 2016 moins de 17000 hommes ont été condamnés.

 

SEULES 10% DES VICTIMES DEPOSENT PLAINTE. Et, près de 70% de ces plaintes sont classées sans suite !!!!!!

Force est de constater que l’impunité des agresseurs perdure.

 

Le conseil à l’égalité HCE préconise un plan d’urgence de formation de tous les professionnels au contact des femmes victimes de violences. (Policiers, magistrats, médecins, professionnels de santé, mais aussi comme le soulignent les communistes, y associer les associations humanitaires et les centres sociaux) et la création de nombre de places d’hébergement pour les victimes.

 

Mais actuellement ces structures sont menacées par la baisse des subventions (-54 millions d’ici à 2022).

 

Pour les Communistes une éducation à l’égalité doit être également enseignée de la crèche à l’université.

 

« Si la révolution d’une prise de conscience est plus que jamais nécessaire et si elle n’est pas suivie d’une politique publique ambitieuse et financée, il n’y aura pas d’effectivité et nous n’arriverons pas à transformer en profondeur notre société » insiste la Féministe Caroline De Haas.

 

Face au budget dérisoire qu’entend consacrer le gouvernement pour vaincre ce fléau (79 millions d’euros contre les 506 millions nécessaires) descendons dans la rue ce samedi pour faire évoluer les consciences.

Please reload

Posts Récents
Please reload

Par Tags
Please reload

Nous Suivre
  • Facebook B&W
  • Twitter B&W
  • Google+ B&W
  • YouTube B&W

© 2023 Tendances Entreprises. Créé avec Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now