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" BRIC a BRAC..."

25/01/2019

Est-on à l’insu de notre plein gré en train de nous acheminer vers une stérilisation du débat politique aux bénéfices exclusif des tenants du Capital ?

 

 

C’est en effet le sentiment que l’on éprouve en voyant se profiler à nouveau l’ordonnance de la campagne électorale pour les européennes autour des duettistes du second tour des présidentielles 2017.

On a beau nous présenter Macron, le suppôt du capitalisme ultra libéral comme « le rempart   progressiste » face à une Le Pen dépositaire du capitalisme national libéral, ils sont en réalité les deux faces d’une même pièce.

 

Il suffit pour en être convaincu de constater l’accueil au sommet de Davos du président d’extrême droite du Brésil, la complaisance voire la bienveillance de nos caciques européens avec les Nationaux populistes au pouvoir dans l’Union européenne !!!!!

 

 

Quel contraste par rapport à leur attitude vis-à-vis de la Grèce ou du Venezuela !!!!!

 

Il est vrai que le parti « Le Peniste » bénéficie de la dynamique que connait en Europe et dans le Monde les idéologies néofascistes.

 

Ce mouvement s’est construit sur le rejet de politiques sociales libérales qui bien souvent se réclamaient de la gauche.

L’irruption du mouvement des gilets jaunes délégitime le président fraichement élu, remet en selle son adversaire du second tour et surtout aggrave la crise d’un système politique à l’agonie, incapable depuis près d’un demi-siècle d’apporter des solutions à la prolétarisation des classes moyennes et populaires.

 

Le FN rebaptisé RN, hors la période de Vichy, n’a pas depuis participé au pouvoir et peut donc dans ce cadre réussir à se forger l’image d’un parti hors système proche du peuple et porteur de ses colères voire de ses espoirs.

Le RN, parti du peuple, une illusion qui pourrait s’avérer mortifère.

La nature a horreur du vide. La Gauche convertie au libéralisme n’a eu de cesse de travailler à la marginalisation des Communistes et de leurs idées réellement à gauche Or ces derniers ont été le moteur social de la gauche.

Le résultat de cette manœuvre politicienne a surtout permis de  faire reculer les idées de progrès social et  de déconnecter la population d’une visée émancipatrice visant à se libérer de toute aliénation.

 

Ce vide, ce sont les Lepénistes qui l’on comblé pour tenter d’enterrer définitivement la possibilité d’un autre avenir soucieux de l’être humain.  Comment ? 

En s’accaparant les concepts forgés à gauche (présentant le peuple sous un mode identitaire, le social brandi comme un leurre, la laïcité hissée contre l’islam, l’antiracisme détourné au profit d’un prétendu racisme anti-blanc, une posture de rejet des élites (un comble de la part d’un parti à l’idéologie élitiste)un vocabulaire emprunté  au service de son intérêt)  afin de brouiller les repères de lutte de classe , en clair, l’appartenance à une classe sociale déterminée comme la classe ouvrière qui vend sa force de travail et la bourgeoisie qui dispose de la vie des gens.

 

 

Le bric à brac fonctionne à merveille pour le plus grand bonheur du Capital.

D’ailleurs faut-il rappeler aux personnalités de gauche qui s’égarent en tentant de faciliter le rapprochement entre souverainistes de gauche, une partie de la gauche intellectuelle gagnée par la critique de l’antiracisme et les courants d’extrême droite que le racisme est d’abord un rapport de domination. « Les tentatives historiques du dépassement du clivage droite gauche ont toutes finies à l’extrême droite et dans la dictature » P. Ory.

C’est pourtant la mission que semble s’être assignée le blogueur gilet jaune Etienne Chouard. Certes actuellement la gauche n ‘est pas le débouché naturel du mouvement des gilets jaunes au regard de l’étude des historiques de leurs votes (abstention et vote extrême droite prévalant) sauf qu’il n’y a pas de compatibilité possible entre l’émancipation de tous et l’exclusion de certains.

 

Il en ressort également que pour la grande majorité d’entre eux le rapport au patron n’est pas conflictuel mais amical.

Ce sont les riches qui sont pointés du doigt et non les capitalistes et leur système. C’est l’Etat et non l’entreprise qui est visée.

 

Sur la question du pouvoir d’achat entre le  recours à l’augmentation des salaires réclamée par les communistes et une partie de la gauche et celui de la baisse des cotisations sociales prônée par la droite et son extrême  avec la bénédiction du MEDEF, la confusion règne.

 

Pas question pour autant pour les communistes de retirer leur soutien aux gilets jaunes car le mouvement social doit se poursuivre afin que soit entendu l’aspiration générale au mieux vivre.

Il est normal en même temps qu’une bataille idéologique sur le contenu et les moyens se mène. Les communistes n’en font pas abstraction, ils entendent donner de l’écho aux exigences de justice sociale.

 

Dès la mi-février les pétitions que nous vous appelons à signer seront déposées en préfecture et nous organiserons rencontres et débats.

 

Rendez-vous est donné à la presse en mars pour remettre au gouvernement le compte rendu de ceux-ci, les synthèses des cahiers de doléances (site du journal l’Humanité) et les propositions de loi qui les accompagnent.

 

Il n’est pas question de laisser au gouvernement les conclusions du grand débat.

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