Main basse sur la ville

07/02/2020

 

 

Qui s’intéresse un tant soit peu aux élections municipales a pris connaissance de la proposition du candidat LREM de transférer la Gare de l’Est de Paris en banlieue pour implanter à la place un Center Park. Une proposition qui a déclenché l’hilarité dans la capitale !!!

 

En apparence cette idée est ridicule sauf qu’elle est née du besoin du capital financier de se restructurer.

Les grandes villes offrent un terrain d’expérimentation plus souple que les Etats. Elles apparaissent comme la solution à la recherche éperdue de la rentabilité financière confrontée à une crise structurelle.

 

Les Métropoles sont mises en concurrence, elles se battent pour attirer les populations les plus solvables, nouvelle classe dirigeante nationale et internationale, professions intellectuelles, les classes supérieures, les jeunes cadres dynamiques interchangeables dans tous les pays.

 

Comme on dit :« qui se ressemble s’assemble »

 

Pour eux il est donc nécessaire de créer des villes, des lieux de loisirs dédiés à cette population devenue machine de consommation loin du bruit et de la fureur.

Cela passe par le développement de l’évènementiel : construction de structures géantes style grand stade  (comme le Matmut de Bordeaux, la nuit des lumières de Lyon etc…) sous la coupe de partenariat public- privé qui s’avère profiter in fine aux consortiums  du BTP et aux filiales d’investissements en immobilier dont on connait la philanthropie avec comme corollaire le boum des séjours de courtes durées clés en main.

 

Ainsi les locations saisonnières type Airbnb qui au-delà d’arrondir la fin de mois de quelque uns bouleversent le visage de certains quartiers en retirant ces logements du marché locatif. (60000 à Paris et combien à Bordeaux ?)

 

Visiter la ville de Bordeaux en trois jours : cité du vin, les quais, le miroir d’eau, la place Gambetta apaisée, le grand théâtre, trois châteaux prestigieux, le cours de l’intendance et Bordeaux by night. C’est un peu léger !!!!

 

Il va nous falloir notre Europa City nouvelle cathédrale des temps modernes conçus par Auchan qui se recycle avec ses activités récréatives, son spectacle permanent, ses rues aseptisées, ses vitrines léchées, ses cafés standardisés, ses places minéralisées et cerise sur le gâteau une vue imprenable sur Bordeaux et tout ça au détriment des terres agricoles et des structures locales sportives et associatives.

 

« Expressions » vous conseille une lecture édifiante sur ce thème : « La Caverne » de José Saramago, Prix Nobel de littérature

 

Ce schéma se décline sur l’ensemble des Métropoles et a comme conséquence de détruire méthodiquement la mixité sociale et le tissu associatif.

 

Comme  l’écrit très justement Sud-ouest le 4 février 2020  seule la ville de Bordeaux profite de cette politique en transférant les charges de ses équipements vitrine à l’ensemble de la Métropole à commencer par le Matmut, suivrait le Grand Théâtre voire la Cité du Vin :

Au privé les bénéfices et au public les dettes .

Depuis 2016 la dette de Bordeaux recule de 10% et la Métropole explose de 22%.

Et Saint Médard là-dedans ?

 

La politique urbaine menée par la majorité actuelle s’inscrit de notre point de vue dans un processus de nivellement social de la ville. Elle aurait vocation à accueillir les classes moyennes certes disposant de revenus confortables mais que la flambée des prix immobiliers et locatifs à Bordeaux pousse progressivement en périphérie et donc aussi à Saint Médard.

 

Une ville présentée comme sécurisée et à leur dimension (tant pis pour la population locale !)  La sélection par l’argent provoque en cascade cette migration. Les premiers touchés sont les pauvres et les jeunes qui n’arrivent pas à se loger.

 

Le logement social est le parent pauvre de la politique de l’équipe municipale qui privilégie les logements  locatifs privés type « loi selliers » bien souvent de mauvaise qualité qui n’ont comme seule utilité que de ramener des profits substantiels et défiscalisés aux propriétaires qui n’y mettront jamais les pieds.

Alors les balcons peuvent s’écrouler, l’isolation être nulle, peu leur chaut ! !!!!!!!!!

 

Ainsi lorsque l’on signale aux services sociaux des besoins de logements, invariablement il nous est répondu : il n’y en a pas !!! Alors que le maire lui-même reconnait dans son budget payer 250 000 euros de pénalités par an en raison du non- respect de la loi Gayssot pudiquement nommée SRU.

 

Pour pallier à la spéculation immobilière et maintenir les familles et les catégories populaires à Saint Médard il est indispensable de produire à nouveau des logements sociaux au minimum à ce qu’impose la loi et d’avoir une politique globale d’accès au logement pour tous.

 

Force est de constater que seule la liste de

Stephane DELPEYRAT se préoccupe du problème.

 

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